©Andrés Lejona

Monsieur Francisco Raya Laredo

Je suis fier de mes luttes

Avant de venir au Luxembourg, je menais une lutte continue en Espagne où j'ai commencé à avoir des problèmes liés à la situation politique. Au Luxembourg, l'engagement a continué. Nous avons constitué les Jeunesses Communistes. Il y avait des Espagnols qui venaient de Metz, de Hamm, de Vianden. Certains étaient originaires de Cordoue, d'autres de Badajoz. On se retrouvait parfois les dimanches. Souvent chez Mari et Castor , à Cessange. D'autres fois, chez Pedro, où j'habitais également. Je me souviens que la propriétaire s'était plusieurs fois plainte en disant que nous recevions trop de visites, que nous allions tout abîmer. Les Jeunesses et le parti communiste organisaient des fêtes. Celles du parti se déroulaient à Luxembourg et celles des Jeunesses, à Dudelange, Esch-sur-Alzette ou Bettembourg. Les jeunes et les nouveaux arrivés se rencontraient.
Au début des années soixante-dix, c'était également l'époque du procès de Burgos . Nous sommes allés à l'Ambassade pour protester contre la répression franquiste. On nous a dit que nous étions des terroristes. Le mot " terroriste " peut facilement faire du mal à quelqu'un. Nous les avons traités de fascistes, de criminels.

Extrait de l'entretien publié dans le livre Retour de Babel

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