Grâce à la découverte de minerai de fer …

Le haut-fourneau VI en 1927 - You do not have permission to view this object.
LGÇÖusine en 1927 - You do not have permission to view this object.
im_ta_nobo - You do not have permission to view this object.
im_ta_nobo - You do not have permission to view this object.
La découverte d’importants gisements de minerai de fer, au début du XIXe siècle, conduit au développement rapide de la sidérurgie et de l’industrialisation du Luxembourg. De nombreuses usines sidérurgiques sont construites dans le bassin minier au sud du pays et dans la Grande Région. La première société fut fondée par Auguste Metz en 1838 : Société en commandite des Forges d’Eich, Metz et Cie, société qui en 1855 obtient l’autorisation pour exploiter les mines. Quelques années plus tard, le 25 juillet 1882 est signé l’acte de fondation de la société-mère d’ARBED, la Société Anonyme des Hauts-Fourneaux et Forges de Dudelange (« Eisenhütten-Aktienverein-Düdelingen »). Les fondateurs étaient Jean-Norbert Metz (propriétaire et maître de forges), Victor Tesch (Ministre d’Etat de Belgique) et le Comte René-Auguste-Anatole de Bertier (chevalier de la Légion d’honneur et chef d’escadron). Ils considéraient que les vastes terrains de Dudelange étaient un emplacement avantageux pour la construction d’une usine. Le 9 novembre de la même année, est posée la première pierre pour la construction d’une usine métallurgique à Dudelange, qui à l’époque était encore un village.

Fit datt Diddeleng, Diddeleng bleiwt !

Affiche de la grève de 1982 - You do not have permission to view this object.
Grève 1-3-1921 qui se dirige vers Tattenberg et Italie - You do not have permission to view this object.
im_ta_nobo - You do not have permission to view this object.
im_ta_nobo - You do not have permission to view this object.
Les conditions de travail et le rapport travail/rémunération entraînent souvent des discussions et des conflits entre patronats, syndicats, direction et salariés. Il en fut de même pour les salariés des usines de l’ARBED. Contrairement à d’autres emplacements industriels du Bassin minier, le site de Dudelange ne connut pas de grève majeure, exceptée la grève générale de mars 1921. Les manifestations ne durèrent que quelques jours et ne comptèrent qu’un petit nombre d’ouvriers. Les grèves à Dudelange étaient généralementprovoquées par des rémunérations trop basses par rapport au travail fourni et par rapport aux hausses exorbitantes des prix des biens de consommation. La grande grève du 1er mars 1921 fut déclenchée suite au licenciement de 609 personnes sur les sites de Differdange et de Rodange. Ces licenciements étaient causés par le manque de commandes et par les difficultés de fourniture de coke, provoqués par le retard de ratification de l’union économique avec la Belgique, ayant pour effet une baisse de production. Cette grève se répandit rapidement dans tous les établissements métallurgiques du pays et ne tarda pas à prendre des allures révolutionnaires. Afin de freiner la grève et de maintenir l’ordre en cas de résistance, la direction de l’usine engagea des gendarmes luxembourgeois et des soldats français du bataillon situé au Grand-Duché. Les 11 et 12 mars, la moitié des ouvriers environ reprit le travail, mais ces « briseurs de grève » furent terrorisés et menacés par les grévistes et leurs femmes. La grève dura jusqu’au 17 mars, date à laquelle le syndicat proclama la fin de la grève ; le 18 mars, l’usine reprit son activité. Entre 1921 et 1977, il n’y eut pas de grève à l’usine, malgré les grandes crises de l’acier de 1930 et de 1975. Bien que beaucoup de postes aient été supprimés, l’usine essaya d’engager les salariés à des endroits différents, comme, par exemple, à la commune de Dudelange et au Mont St. Jean. Les grèves qui suivirent en 1977 et en 1982 étaient dues à la fermeture consécutive de l’usine et aux soucis des ouvriers de se retrouver sans emploi. Néanmoins, les efforts des salariés, n’ont pas pu éviter la cessation partielle de l’activité de l’usine de Dudelange dans les années 1980.

Wann et eng Ke’er nët mei stenkt an Diddeleng …

Avis mortuaire du Steckel - You do not have permission to view this object.
Dernier rouleau d\'acier_2 - You do not have permission to view this object.
im_ta_nobo - You do not have permission to view this object.
im_ta_nobo - You do not have permission to view this object.
L’industrie sidérurgique a vécu plusieurs crises de l’acier, mais celle des années 1970, crise mondiale, eut des conséquences fatales dans le monde sidérurgique, notamment pour les salariés de l’usine de Dudelange. En effet, cette crise conduisit lentement, mais sûrement à la fermeture de l’usine, ce qui signifia le licenciement progressif du personnel. Bien que de nombreuses manifestations furent organisées par les employés et les ouvriers, rien ne put sauver entièrement l’usine de Dudelange. Lorsque la crise se déclencha, l’usine chercha des solutions afin de maintenir le plein-emploi des ouvriers et des employés. La décision fut prise d’engager certains ouvriers pour faire des fouilles archéologiques au Mont Saint Jean, certains pour travailler dans des entreprises agricoles et d’autres pour exécuter des travaux d’intérêt commun. Malgré cet engagement, les infrastructures de l’usine fermèrent une à une jusque dans les années 1980 ; de nombreux ouvriers et employés perdirent leur emploi et les salariés âgés de plus de 57 ans furent obligés de prendre la préretraite. Le nombre de salariés baissa rapidement et la direction de l’ARBED ne put plus cacher la destinée de l’usine de Dudelange. Le 30 novembre 1984, dernier jour de production de la phase à chaud, est une date mémorable de la section de Dudelange. La dernière coulée d’acier eut lieu à 11h30. La cage STECKEL lamina son dernier rouleau à 12h10 et le haut-fourneau IV s’éteignit à 16h30. La perte de la phase à chaud fut une conséquence malheureuse, car elle était l’outil essentiel de l’usine sidérurgique de Dudelange. Néanmoins, un nouveau laminoir à froid fut construit. L’usine fut réduite à un simple relamineur et ne put créer de nouveaux emplois. Le laminoir à froid, seule infrastructure de l’ARBED encore en fonction à Dudelange, resta en service jusqu’en 2005.

Home / LIEU / "La Schmelz"