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François Martin, petit fils d’un prisonnier espagnol de Napoléon ayant épousé une Luxembougeoise, est né à Luxembourg. Son père est retourné dans le pays de ses ancêtres, ses oncles paternels vivent qui au Pérou qui à Paris. Attiré par la lecture, il choisit à quinze ans le métier de typographe pour pouvoir continuer à s’adonner à cette passion. Pendant sa formation, il est influencé par des typographes socialisants et par l’abbé Haal, promoteur du mouvement de compagnonnage catholique Kolping. En 1865, Martin termine son apprentissage et entame, en 1867, à l’image de centaines de compagnons typographes, ébénistes, tourneurs (…), son Tour de France qui le conduira dans trente-quatre villes françaises et qui se prolongera ensuite en un voyage autour du monde dont les étapes seront l’Afrique du Nord, la Belgique, l’Allemagne, la Suisse, les Etats-Unis d’Amérique et Cuba. Au bout de cinquante-deux ans de pérégrinations, il retournera à Luxembourg pour se faire mémorialiste de ses aventures. Toutefois, la vie de Martin ne sera pas simplement nomade. Partout où il passe, il s’intéressera aux gens de ses pays d’accueil et s’engagera pour leurs causes : en 1870, il revêt l’uniforme français pour participer à la guerre franco-prussienne. À Biel, il prend part au mouvement syndical des typographes suisses. En 1891, il est orateur à Stuttgart-Degerloch lors de la fête du 1er mai et aux Etats-Unis, il soutient la campagne présidentielle démocrate. |
